Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 13:25

Et ben oui! Un médecin, ça sonde!
Les orifices, les abysses, les trous à rats, les platoniques cavernes!
Je m'étais promis d'aller corriger la syntaxe et la ponctuation de mes précédents éditoriaux, mais le ménage m'a toujours emmerdé!
On verra ça quand un mécène pas trop con m'invitera à diner!
Pour l'instantané, je m'étais mis en tête de faire un sondage, un forage exploratoire très profond au sujet de certaines incohérences!
Car enfin, si j'ai beaucoup de regrets, mais aucun remords, m'en croyez! Y'a un détail qui me gratte.
Personnellement, étant né trop tôt ou trop en retard, je me languis de pas avoir participé à l'attaque du siège du Parti Communiste Kossuth 56-58 lors de la boucherie hongroise!
De ne pas avoir été en Algérie pour secouer les mollassons gaullistes de l'OAS!
Le "S", ça veut dire "secrète"!
Tu parles! Au-dessus de trois mecs, y'a plus rien de secret depuis Vergennes, minimum!
À Alise-Sainte-Reine, je les aurai encore mis en garde!
Je parle de l'état actuel de notre jeuniesse!
Elle est amorphe, elle bouge pas, elle fait des p'tits prout nerveux lycéens extasiés de tant d'audace, des petits blocus routiers de rentiers, des grèves emperlousées, des râleries Polopières et TNT (reboum!) et puis, terminé! Rentrez chez vous! Le guichet est fermé.
Mais, y sont où les Camisards, les Communards, les Trotskystes, les Légions plébeiennes? Qu'on puisse ressortir les bannières et la dialectique métallique!
Eux aussi! Ils pensent retraite et roupillon déductible!
Je vais pas compter sur les dévôts, pires chez les Tradis que la Boutique à tous vents moderniste!
Les chéris, ils ont peur de pécher!
Ca les arrange bien, cette affaire péccamineuneuse!
Y se mouillent pas, désertent pas leurs canapés peau de buffle et font pas de chagrin à Jésus-Christ! 
Le Jack-Impost!
À ce compte, Jehanne, Louis Neuvième et tant d'autres, nos chers "élus", ils te les défèreraient vite fait devant les tribunaux révolutionnaires pour trouble à l'ordre public et retard à la Messe!
Non! D'eux, j'attends plus rien!
C'est trop tard, y zont pris les mauvaises habitudes philippardes!
Messe et pognon survaille-veule!
Encore une fois, les voyoux résolus d'en face, y me manquent beaucoup!
Leur énergie stimulait la nôtre, et au final, y z'étaient au tapis!
Qu'est-ce qui nous reste, çui-jour?
J'osai Bovin? Le milliardaire californien qui doit condondre une tomate avec un concombre; qui doit chercher le terme "blutage" dans les revues pornos!
Le postier Byzance-no? Qu'aurait fait un bon Goebbels ou Lénine, si les conjonctions astrales s'y étaient prêtées!
Il finira comme tous ces connards trotzkystes que j'ai séché au Marché Convention et qui sont maintenant au Sénat ou qui font des "courants" chez Fromage de Hollande!
Aïe, aïe, aïe!
J'ai bien peur qu'on soit mal parti ou même en stende-baille!
Nous, les patriotes velus, on ne marche que si on a de bons ennemis couillus vaillants en face!
Mais que faire voulez-vous, avec des demi-scouts amputés?
Il faudrait aller les chercher à la fourchette à escargot, comme dirait un country boy d'Absent!
Dans les radios, les télés, les cinés, les partouzes, les assemblées et les Églises?
Absolument ingérable en 24 heures!
Au-delà de ce terme, ta révolution purifiante! Elle finit avec toi au poteau salvifique.
Bon! Je sens que je me décourage, que je dérive dans les cinquantièmes rugissants.
Je vais faire de la correction superviseuse de mes vieux instantanés.


Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 17:43

C'est filou, les saisons!
C'est pas du tout comme la musique.
Avec çui-celle, tu sais à quoi t'en tenir; après les doubles barres, tu démarres autre chose, du différent! Tandis que les quatre larronnes, elles t'embrouillent, se chevauchent, te font croire que c'est elles, mais, va voir!
Ce matin, sous mon cerisier qui me fait que des feuilles et qui perd rien pour attendre de ma générosité distributive, y avait deux feuilles rousses.
Ce soir, ça m'a pris une grosse heure pour évacuer un wagonnet de chutes stérilogènes, sans une cerise de l'été! Encore une finaude qu'est assez pudique et qu'on voit rarement depuis Mururoa.
Non, je blague! Je joue à l'écolo septuagénaire abonné du Parisien!
Notez, j'aime bien ces travaux servicoles ancestraux, mais, mes ancêtres, y z'étaient moins stupides que moiçy, car leurs chiens, c'était pour la Chasse! Point. Le reste du temps, les clebs, y se vautraient dans leurs pavillons particuliers!
Alors que le mien, il baguenaude toute la journée et, malgré la promenade matutinale, il me laisse en fin de journée, un tombereau d'excrémentiels crottins que je dois ramasser, vu la pénurie de personnel familial!
C'est pour ça que les feuilles du fainéant se confondent avec les résidus digestifs du re-fainéant et me doublent la tâche!
Enfin! Vous me direz qu'y a d'autres misères ici-bas, mais tout dépend  de l'observateur!
Et puis, c'est quand même pas vous, les traîtres à la père matrie, qu'allez m'apprendre où sont les scrofules, non?
Ca fût assez longuet, juste pour vous dire que l'automne est à nos portes comme les Prussiens à celles de Lutèce!
Ca ne veut pas dire qu'on va bouffer du rat et qu'on va se chauffer à l'énorme éléphant en carton de la Bastille!
Mais quand même! Avec l'été, l'hiver et le printemps, l'automne a toujours été une saison difficile, propice aux fausses couches révolutionnaires et au Romantisme chiant!
"Bon! Alors, dans ce cas, vicomte, c'est quoi pour toi, la bonne Saison?"
"Et ben, cloporte bachelier, précisément, j'y courais."
C'est le temps des  ceriiiises, des tonnelles, des crinolines ferrailleuses criminelles, des fraises surplombées d'une barbe fleurie ou d'une moustache conquérante!
C'est le temps aussi, des armures argentées brillantes de soleil et rouges d'une tache rubicon au tournoi des insouciants, c'est l'invraisemblable délai tremblant respectueux avide du damoiseau qui souhaite effleurer son rêve en corsage pas sage, c'est l'ère des grandes armées courageuses en tambours et fifres empanachées de lumière et poussières, et qui montent à l'assaut pour leur Roi et leurs provinces!
Aussi, celle des Légions Romaines si belles malgré les tripotées subies par nous, celles d'autres Légions que la décence, commme dit Brassens, m'interdit de nommer!
C'est celle aussi du temps bien compté, bien pris, bien respiré, retenu presque!
Au finiche, mes saisons, c'est la Jeunesse vaillante, primesaut, légère et délicate, que nos grands poètes Villon, Rutebeuf, Saint-Ex et le Maréchal de Turenne ont si bien évoqué!
C'est ma religion, j'en changerai pas!
C'est pas moi qui vieillit et qui s'émeut, c'est elle qui trahit et se vautre dans les soucis inutiles et les plumards douteux! 

Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 20:02

Concernant la vie périnéale, j'ai toujours été très en retard!
Je ne savais pas qu'il y avait autre chose que l'amitié, l'amour et la considération.
Figurez-vous que, jusqu'à  28 ans, je ne savais pas ce qu'étaient les moeurs grecques; je dirais maintenant, une erreur d'orientation et un mauvais carottage!
Ca vous paraîtra incroyable, mais le médecin que j'ai l'horreur d'être, l'année de son installation, il ignorait tout des garçons qui s'aiment! 
Une telle naïveté ne se voit que dans les campagnes des idiots du village, et encore! Pas sûr.
Vers mes douze ans, mon papa, il m'a dit un jour: "J'aurais dû te faire avorter"!
Même ce mot, j'ai pas saisi!
C'est bien plus tard, vers la trentaine que j'ai compris son indignation.
En sixième, j'avais pas trop l'air viril; j'ai toujours eu des traits fins.
À l'époque, ça me desservait beaucoup auprès des filles, que j'entendais roucouler devant leurs champions d'auto-tamponneuses et qui disaient: "le vicomte, il est mignon". Traduction, "c'est un bébé"!
J'en souffrais un peu, forcément, mais j'enviais pas les coquelets qui étaient toujours de joyeux égoïstes poilus et qui le sont restés!
Aucun des mes camarades ne m'a jamais fait de réflexions sur mes moeurs, vu qu'en ce temps, on n'en avait pas!
Non! C'est mon père qui m'a signalé que j'étais une défaillance de la Nature, et ceci à douze ans, je répète.
Quand, bien plus tard, je me suis installé médecin, il a remis ça.
Et j'ai entendu les mêmes exactes paroles serpentines.
"Si j'avais su, je t'aurais fait avorter!"
C'est pas des choses qu'on entend avec alleluia; on se dit: "c'est pas possible, j'ai mal acoustiqué!"
Et de fait, c'était bien son propos!
Alors, pourquoi?
Je passe rapide sur mon élégance naturelle qui, à l'époque, c'est vrai, aux yeux des âmes obscures, pouvait passer pour du dandysme un peu équivoque.
Depuis, je me suis rattrapé grâce à l'alcool et au tabac, et aux épreuves krachen; ça se voit moins! 
Malgré tout, on dit toujours quand même que je ne fais pas mon âge.
Il est vrai qu'au début de ma brillante carrière médicinale, comme mon papa, il était fier d'avoir un fils médecin, alors qu'il y était strictement pour rien, vu que c'est ma mère qu'a saigné pour ça, il y avait eu des petites tentatives de fraternisation avec l'ennemi.
Et moi, comme une saucisse, itou comme d'habitude, j'avais pris confiance.
Et je lui causais de ma clientèle et de ceux que j'aimais bien, car ils étaient cultivés, sensibles et polis, savoir les garçons qui aiment les garçons.
Je le répète sans honte, même tardive! Je ne voyais pas ce qui pouvait se cacher  derrière, si j'ose!
Le drame à coups de gongs fut ma rencontre avec Alain Cuny, l'acteur des "Visiteurs du Soir" et hélas! Aussi, d'"Emmanuelle".
Je l'avais rencontré sur une plage de Saint Malo avec ma future, et on avait sympathisé.
Pour moi, c'était pas difficile, car je l'admirais beaucoup comme cinéphile averti.
Plus tard, ils nous avait invité, d'abord dans sa magnifique maison des remparts et ensuite, à Paris, pas loin de l'Assemblée législative, piquée aux Bourbons.
Et puis, y déboulait chez ma mère pour me voir, mais j'étais jamais là, à cause de la Fac et des prisons.
Je retrouvais des papiers griffonnés sur une facture de garagiste, me disant qu'il était passé et qu'il serait content de me voir! Que je le rappelle.
Je disais ça à mon papa; j'étais fier d'avoir de mes idoles dans mes relations.
Et j'aurais voulu qu'il soit fier de ma fierté.
Mais non! Il rageait de ne pas pouvoir me renvoyer à l'abattoir des embryons.
C'est quand même des choses dures à vivre quand on se les remémore.
Moi, qui ai toujours été amoureux depuis la onzième et qui le suis encore, de toutes les femmes que je trouve toutes belles, même les moins callypiges.
Me faire ça, à moi! L'admiratif esthète des Grâces féminines.
Encore, ça, c'est rien.
Mais, que mon papa, il ait trouvé ce prétexte ischariotique pour me livrer à sa propre justice, c'est encore plus amer!
Car enfin, si j'avais aimé muser dans les anus, même artificiels, j'étais quand même son fils.
Non?




Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 20:03

Aux alentours de ma quatorzième année, j'ai vu pour la première fois, ma mère, je ne dis pas heureuse, c'était trop tard pour elle; mais, avec un air qui devait s'en rapprocher.
En effet, elle quittait le 122 Boulevard Murat de la chère Mademoiselle Cosset pour vivre enfin, à l'aube de sa cinquantaine, dans un appartement à elle.
Et ça signifiait également que, pour la première fois, à quatorze ans! J'allais vivre avec ma maman.
Ca s'appelait "Résidence Beausoleil", et ça se situait à Saint-Maur-des-Fossés.
Je ne sais comment elle a pu dégoter un appartement aussi grand dans une résidence aussi neuve et agréable.
Probablement avec l'aide de son employeur, la CIPC, une caisse de retraite énorme des cadres, qui siégeait rue de Prony, 17ème, et qui l'avait employée après d'innombrables galères.
Elle y était restée, avait fait son labeur discrètement et efficacement.
De simple employée, elle était passée agent de maîtrise et puis, des années après encore, cadre.
Elle avait même décroché la Médaille du Travail sans avoir jamais rien sollicité.
Ce qui, à l'époque, "donnait" à l'armée, une carrière qui commence deuxième pompe, qui continue sous-adjudant, puis adjudant, ensuite encore, adjudant-chef avec délais très longs et si t'es persévérant, capitaine! J'ai sucré caporal et caporal-chef.
C'est à peu près ça.
En gros, vingt cinq ans d'assiduité et de boulot régulier sérieux.
Ce bel appartement, très clair, très bien exposé, et qui devait faire ses quatre vingt mètres carrés, il fallait le meubler.
Or, sortie de son six mètres également carrés, elle s'est rendue compte qu'elle avait rien qu'une table de nuit et mon lit de camp.
Nous sommes donc allés chez Crozatier, du côté de la gare de Lyon, faire des emplettes!
Une grande table en teck, de belles chaises, deux lits, et ensuite on a foncé je ne sais où, acheter une gazinière, deux trois lampes et un aspirateur pour la poussière.
C'était probablement à crédit, car les mois suivants, j'ai bien vu qu'on ne mangeait que des pommes de terre-carottes.
C'est égal!
J'avais ma chambre, elle avait la sienne, y avait un grand séjour lumineux qui servait à rien, vu que personne nous connaissait.
Peu importe! Nous étions réunis pour la première fois et, de ce fait, nous avons appris à nous connaître.
Car, les quelques heures que nous passions ensemble dans un mois, auparavant, ne nous avaient pas trop renseignées l'un sur l'autre, à part le fait qu'elle avait un fils et que j'avais une maman.
Ça peut paraître banal, ces détails! Mais pour nous, c'étaient plus que des détails.
C'était la vraie vie normale de tout le monde et, on découvrait.
Pourtant, c'était pas l'âge facile pour nous deux, je m'en rends compte maintenant.
J'avais quatorze ans, l'âge où tu marches gauche, mi-araignée mi-ours; où t'as plusse de boutons purulents sur le faciès que de vertèbres; où tu sais pas où mettre tes mains, sauf aux ouataires.
Quant à elle, aux approches de la quinqua-crise, médicalement et affectivement parlant, ça devait pas être rose.
Nez en moins, (ce qui m'aurait bien arrangé!) nous étions bien.
Je vous dirai plus loin si cela vous chaut, mes joies et mes joies.
Je préfère ne pas imaginer ce qu'est devenue la Résidence Beausoleil.
Probable que du linge oriental pend à tous les balcons, assombris par deux mille paraboles sous lesquelles des enfants turbulents font monter leurs youyous jusqu'au ciel.

 

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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /2008 10:02

Allez-y, entrez!
Pas tous en même temps; sinon, je mets un péage gratuit!
Vous reconnaissez?
Mais si! C'est mon nid à Saint-Maur.
C'est fastoche pour se repérer. Y a un Dornier qui navigue au plafond.
Là, c'est mon petit bureau; c'est dessus que j'ai traduit les "Aventures d'Arthur Gordon"!Je me suis essayé aussi un peu avec du Shakespeare.
Franchement, ça a coincé.
En premier lieu, je déteste l'anglais;
En second lieu, je ne comprends pas qu'on ait inventé d'autres idiomes alors qu'on avait déjà le français, qu'est le plus beau et qui suffit largement à toute l'humaine engeance.
C'était déjà du sabotage de grande envergure.
Mais, qu'on nous oblige à apprendre ce gargouillis, c'est franchement insupportable.
Et, d'une façon générale, qu'on nous contraigne sous peine d'ergastule, à aller "à l'école", alors, pour le coup, c'est carrément attentatoire à la génétique.
Bienheureux les enfants qui ne vont pas dans le fourbi  poussiéreux!
C'est une taule nationale de grand volume, le camp de concentration républicain et obligatoire où tout cerveau normal qui y rentre, en sort avec ses deux hémisphères en compote, et ses noyaux en charpie.
À la sortie, t'es irrémédiablement con incurable!
T'as perdu toute fraîcheur, toute initiative, toute poésie.
T'es transformé comme eux, en vieillards incultes haineux aigris revendicafiottes.
Faut dire que les Inventeurs, y savaient ce qui faisaient.
Ces messieurs d'y a deux siècles, avec d'immenses barbes à poux, qui prétendaient nous "éduquer", en fait: rééduquer bel et pas bon; qu'étaient capables que de faire des discours ampoulés filandreux de guerre civile que, même Hugo, il en paraît aimable!
Vous pensez, si, deux siècles après, la bouillie périmée et menteuse pire que le diable! Elle a accumulé les désastres et émasculé les dernières ressources du Royaume.
Ils ont l'air contents, néanmoins.
Simplement, ils voudraient plus de moyens pour étendre davantage le poison vomisseux.
Si un Gouvernement de Salut National déboule un jour, (ça viendra forcément), je propose en article Un de la Charte du Royaume, la déportation massive (à leur tour, hein?) de tous ces nuisibles.
Et qu'on laisse les gosses jouer pour de vrai.
Tout ce que j'ai appris depuis mon déboulement gueulard et glaireux sur cette terre, je l'ai pas appris à "l'école".
J'ai boudé pendant toute ma scolarité et j'ai rien foutu.
Et vous savez pourquoi?
Par ce que ça m'emmerdait, et qu'entre autres, je n'ai rien à faire des logarithmes et des traités de Ratisbonne.
L'instruction, le plaisir de découvrir, la jouissance de connaître, c'est affaire individuelle, et l'État Assommoir n'a rien à faire là-dedans.
J'ai cinq enfants qui sont passés par ce sordide sinistre éteignoir et qui, pour faire simple, ne savent rien.
Maintenant, si ça leur chante, ils pourront se cultiver leurs jardins ou non; ça les regarde; Mais, c'est certain, ce qu'ils mettront à jour, ce sera d'abord avec plaisir.
J'étais pas rentré dans ma caverne Baba pour vous haranguer.
C'est venu tout seul; peut-être qu'on a besoin de ça.
Du coup, ça m'oblige à reprendre mon fil dans un prochain chapitre.
Je vous donne un petit condé, si ça vous tente.
Sinon, je continuerai tout seul.
Je suis entraîné!

Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /2008 10:02

Fais gaffe, mon vicomte! Ton terrier, il est de plus en plus réac!
De surcroît, tu vas nous compromettre si on apprend qu'on te fréquente!
N'ayez crainte, timorés disciples! Et, je t'ai à l'oeil, mon p'tit Judas!
Y'a pas encore de lois contre ça, profitons-en!
Pour l'instant, je ne risque que l'étouffoir et l'exclusion par ceux qui luttent contre icelle!
Promis! Re-r'installez-vous dans ma courette, et je vous dévoile mes secrets!
En plus des maquettes, des traductions étrangères, je me livrais sournoisement à  d'autres délassements, savoir: la peinture, la musique, l'astronomie et la radio amateur!
C'est pas de l'école domicilière, ça?
Sur cette page, je n'évoquerai que l'observation des astres.
Je disposais pour ce faire, d'une paire de jumelles grossissement huit, que j'avais ramenée du Tyrol, en vacances.
Impossible d'envisager le moindre petit télescope; beaucoup trop cher!
Je vous assure qu'avec de bonnes lentilles jumellaires, on peut observer des tas de choses!
La suite vous prouvera que oui!
Toutes les nuits, c'est à dire, en hiver, en rentrant du lycée et, l'été, en n'y revenant plus, je m'installais sur mon balconnet et je pointais vers mes objectifs accessibles: Lune, bien sûr! Mais aussi, Mars et Vénus!
Je ne galéje pas. Faites  l'essai, vous verrez! C'est étonnant, même avec des jumelles!
Ensuite, muni de solide papier à dessin Canson petit grain, je commençais à dessiner mes visions.
Noir et blanc, uniquement!
Et buvard, pour estomper.
C'est meilleur pour jouer des contrastes luminophores!
Ca me prenait un temps fou, car, les jumelles en action, et la main qui répercute, et tout ça debout! Cela requiert de la souplesse.
Enfin, j'affinais à mon pupitre.
Dernier test: je compare avec les gravures de Hetzel dans mes Jules Verne et, que croyez-vous?
Mes lavis lazulis étaient exactement superposables, avec cette différence, que j'avais un ou deux cratères en plus!
Quant à Mars, pas de comparaison possible! De même, pour Vénus!
Hetzel est aveugle.
Mon observatoire, malheureusement, a duré le temps d'une lunaison.
En effet, un soir, alors qu'on dinait avec maman, un type a sonné et, une fois invité à mettre les patins, a engueulé ma mère, disant que j'étais un voyeur puceau du genre sournois vicieux et que, toutes les nuits, je matais sa greluche en train de prendre sa douche à minuit, à cinq cent mètres, derrière du vitrage cathédrale!
Ma maman a viré le maniaque, mais, de ce jour, j'ai arrêté mes observations astronomiques!
J'ai quand même appris deux choses: feurste, je dessine pas mal; séquonn'de, qu'il faut toujours penser qu'il  y a un malfaisant qui t'observe avec ou sans jumelles!
 

Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /2008 17:27

De mes jumelles (dissertation précédente!) à la conquête spatiale, y avait pas beaucoup de chemin à faire!
Cette gigantesque aventure a été, pour les meilleurs de ma génération, une vraie religion! Avec ses grand-prêtres, ses livres de piété, ses dogmes et ses rites.
Nous étions pilpoil à l'âge où la passion naturelle de la jeunesse pouvait s'enthousiasmer pour une épopée sans embûches déplaisantes!
Nous avions tous rêvé avec Jules Verne et l'H.G Wells du "Voyage sur la Lune".
Et, on nous proposait pour de vrai, la même chose! A nous, les hétitiers de mon Croderthal qui regardait d'un air soupconneux quelques nuages effilochés passer devant  "l'astre mort" (soi-disant!) et en tirer des conclusions, du genre que les savants qui examineraient leurs restes, ne la regarderaient jamais, la Lune!
Nous étions fanabouliques devant les romans d'Arthur C.Clarke, entre autres, bien sûr: "2001, l'Odyssée de l'Espace" et aussi "Rendez-vous avec Rama", et bien d'autres!
Nous étions en fin de noviciat astronomique et fins prêts à accueillir l'invraisemblable!
Les Spoutnik et les Mercury, c'était pas trop excitant!
Mais, le programme Apollo, alors là, mes loustics! C'était du grandiose.
J'ai conservé tous les Match qui relatent avec le "choc des photos", la nouvelle Iliade.
Comme quoi, même chez les plus mauvais, il y a toujours un peu de bon!
Le jour où le premier homme a posé le pied sur la poussière du satellite, ce qu'Hergé avait magistralement montré à nos enfances! Ce jour-là, j'étais en vacances en Allemagne, car c'était l'été chez nous, et j'ai pas dormi de la nuit!
Toutes les radios du monde entier, en direct, étaient branchées sur la salle de contrôle de Cap Canavéral ou Kennedy, au choix!
Et je naviguais d'une station à l'autre, des France Un aux Rundfunk, pour en savoir plus, et mettre, moi aussi, en simultané, mon pied sur le parquet!
Le lendemain, j'achetai tous les journaux allemands et tous, y z'avaient en première page, la même photo noir et blanc, floutée vaseuse horizontale, où on voyait Armstrong dans son énorme scaphandre blanc, étoilé sur l'épaule, qui semblait danser!
Il s'est cru autorisé à une facétie du style : "un  petit peton pour l'Homme, un grand pas pour l'Humanité".
Ca, je suis pas sûr, mais c'était l'ivresse des altitudes! 
N'empêche, qu'on ne vit ça qu'une fois tous les mille ans, et ça nous a été réservé!
Merci sincère aux artisans de génie!
Les autres missions, les Apollo neuf à dix-sept, peut-être bien! On les a suivi avec la même tension, mais, un peu moins à chaque tir!
On s'habituait!
C'est le problème de notre  nature qui s'essouffle rapidement!
Après la Réalité, y a eu l'anticipation!
Du moins, pour le moment!
Et, ça a été la rencontre entre deux génies, Clarke et Kubrick.
Le film, je l'ai vu, tout compté, dix-sept fois de suite au cinéma du bas de l'avenue de Wagram, et j'ai convaincu ma mère de m'accompagner trois fois!
Tous les deux, transportés!
Quelque temps après, ce magnifique cinéma avec fauteuils en cuir hydrauliques, ils l'ont démoli, pour que Jacques Martin, y puisse avilir pendant des années, de pauvres gentils enfants et des parents déjà bien esclaves!
Nous sommes loin de tout cela maintenant; on catapulte des centaines de suppos par an et, ce qui devait arriver, arriva!
Le rêve est mort, et, pour nous consoler, on nous a fabriqué des ersatz minables, genre "Guerre des Etoiles" et autres navets rave!
Allez, ça ne fait rien!
J'en souhaite à beaucoup, des nuits pareilles!
Post-tapum:
Dix-sept visites pas données, au cinoche Stanley, c'est pas une exagération du tout!
À mon box, ô Fils! J'ai une dizaine d'"Autant en emporte le vent" et autant  d'"Ouest Side  Story".

Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 20:34

Effectivement, entre 1970 et 1976, ma vie en a été un, de tourbillon!
Car en plus de la politique active, (de jour, de nuit), des groupes extrêmistes (comme ils disent!) de l'époque, j'avais la  Fac, quelques aventures de mon âge, et, je ne sais si, pendant des années, j'ai mangé et dormi!
J'ai "passé" les spectacles auxquels j'ai assisté: concerts, musées, cinémas, expositions, et mes virées de reporter improvisé!
Les journées devaient avoir cinquante heures! Mais je naviguais pas au Cercle polaire, seulement à Paris.
Les ressources de la jeunesse et de la passion sont invraisemblables et, si je rencontrais çui-jour, le gars que j'étais alors, je serais à la fois fier de lui, et inquiet, tout de même!
On comprend mieux les parcours d'Alexandre, de Buonaparte, de Condé et de d'Artagnan, entre autres!
C'est la même chimie!
Il y faut une jeunesse saine physiquement, une époque en bouleversement et une grande liberté intérieure!
Également, un zeste d'inconscience et un Fuji-Yama de présomption!
Nous avions tout cela en commun, mes camarades et moi.
Pour faire bref, les plus belles années qui ne reviendront jamais! Mais que très peu, en un siècle, pourront se vanter d'avoir rêvées.
Sur cette période, il est à craindre que je ne vous asphyxie!
Ceci dit (Bel Abbes), encore une fois, je ne force personne!
En aparté, entre nous, et en rapport avec ma parenthèse, je suis fier d'avoir été le camarade de combat du dernier et du plus jeune prisonnier de l'OAS, qui  venait de sortir de sa taule de l'Île de Ré où il villégiaturait, grâce à l'agence de voyages "De Gaulle-Debré", qui depuis, a fait faillite, à cause de ses tarifs trop élevés et surtout, pour escroquerie, chantage, forfaiture et haute trahison!
C'est même pour ça qu'on les vénère maintenant!
Les pourris causent aux pourris, en Enfer!
Et les descendants causent à El Macache sur Polope 1 .
C'est dans l'ordre!
Ca risque bien de me prendre plusieurs pages, car je voulais vous narrer les différents djobes que j'ai exercé en ce temps béni!
Il n'y avait pas absolue nécessité de travailler pour survivre, mais une contrainte plus élevée nous y portait!
Je parle de ceux qui n'avaient pas d'argent de poche, (comme moi), à la limite actuelle du RSA!
C'est nouveau! Le Racket Sarkosien Admissible.
On bossait à toute heure pour être libres!
Et avec plaijeure!
Je ne peux m'étendre ce soir (sauf sur mon lit!).
Je vous dirai demain, si ça me chante, les gardes d'enfants, de vieillards, les déménagements, (entre autres, celui de Guy Béart et du bébé Emmanuelle, intéressant!), les courriers des lecteurs, les placardages publicitaires à quat'plombes, et autres activités, qui me donnaient tout loisir d'aller écouter Samson François à Pleyel ou Lorin Maazel à Gaveau; ou bien encore, d'être un pilier du "Festival du Son" à la "Maison de la Radio", ce qui m'a permis d'être invité à la télé par Denise Glaser qui, en excellente professionnelle, m'a fait dire en différé, l'inverse de ce que j'avais péroré en direct!
Comme quoi, vous voyez! Les moeurs florentines passent et trépassent, mais le vicomte est toujours là!
C'est l'avantage des Lignées!

Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 16:31

Ca n'a pas raté!
Je vous l'avais prophétisé, y a un mois!
Le Pape Benoît XVI nous fait l'honneur d'une visite, et, en tant que Chef Spirituel des catholiques et Successeur de Saint Pierre, yceux se sentent concernés et, c'est bien normal!
Plus normal en tout cas, que la randonnée du Safran de diamant, qui a donné lieu aux pitreries des ministres athées et de la goualeuse qui crèche à l'Elysée!
Le Saint Père est également Chef d'Etat, avec toutes les prérogatives afférentes, n'en déplaise aux Javanaises!
Et ben, ça n'a pas flopé!
Ce matin, sur Polpote 1, une pétasse "journaliste" a posé la question qui devait tuer, selon elle!
Mais qui va payer tout ça, mon bon Monsieur?
Comprendre: c'est dégueulasse, c'est encore un impôt de plusse; soulevé, en prime, par le dernier avatar de l'Obscurantisme!
Et, on sentait, qu'elle planquait son porte-monnaie entre ses cuisses aussi fermées que son encéphale!
Je me doute bien que la greluche "journaliste", elle lisait le papier concocté par la rédaction, encore plus putride et faux-cul qu'elle!
Faudrait interroger le Macache!
Car, y savent bien, ces poux! Que c'est les fidèles qui banquent.
Je sais, j'ai donné dimanche à la deuxième quête!
Le "trou", car y aura un trou, c'est les diocèses qui paieront!
Rassure toi, cocotte flagorneuse lécheuse, tu sortiras pas ton pèze pourri!
Tu devrais savoir pourtant, que c'est avec ce genre de fric qu'on a acheté le "Champ du potier", pour la sépulture des étrangers.
T'y as ta place, pouffiasse!
Dans le même registre scripturaire, toujours sur cette radio maudite (les autres, c'est pareil!), le mec qui fait la revue de presse, le matin, comme on fait les chiottes à l'armée! Bâclé donc! Et bien, l'inculte, à propos de je ne sais quelle connerie, il veut faire le lettré!
Et il y va de "la fameuse statue de sel du Nouveau Testament"!
Et, aucun des cloportes qui l'entourent, ne lui a fait observer que, des fois, ce serait pas impossible que ce soit dans l'Ancien!
Je leur aurais  pas demandé s'ils savaient que c'était la femme de Lot, ils auraient chicané et proposé un autre département!
Dis donc, vicomte! Le mercredi, ça te réussit pas!
T'es de plus en plus nervosique haineux!
Et grossier, de surcroît!
Je réponds à messieurs mes censeurs, que c'est eux qu'ont commencé, Maîtresse!
Je voulais simplement rendre service, vous montrer par deux exemples concrets, à qui on a affaire!
Savoir des baudruches interchangeables, dont l'ignorance et la bêtise étonneraient nos grands-parents!
Exactement ce qui faut à notre époque!



Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /2008 20:28

À l'inverse du camé, pour l'écrivain, c'est toujours la première ligne qu'est ardue!
Parlerai-je d'actualités, dont vous êtes sûrs et ressursaturés?
Ou encore, de mon actualité mimi, dont je sens bien qu'elle vous indispose!
Si! Si!
J'ai eu des réflexions!
Qui a osé, vicomte? Cette attentatoire jarnaque contre ton génie!
Cela, mes damoiseaux, ne vous en révèlerait l'origine!
Je fais comme les argousins du Plumard déchainé, je ne consigne jamais mes sources ou alors, ça va faire de gros chèques!
Dans ces cas-là, négociation possible et souhaitée!
La vente à perte n'est pas autorisée, figurez vous!
La "critique" semble insister sur deux points alignés!
Premier sed contra, je n'évoque que des défunctés!
Bahvidemment, mon oeuvre s'intitule "Souvenirs"!
Passé un âge, t'as plus de fantômes dans ton carquois que de nourrissons!
C'est de la chronophagie pure et fatale!
Imagine-t-on Commynes, rabroué, parce qu'il ne cause pas de Jeanne d'Arc?
Ou Las Cases estrapadé, car il n'a pas vu venir la splendeur raphaélique de la Cinquième?
Cette attitude nihiliste étouffe toute tentative historienne ou archéologiste!
Avant d'être morts, ils étaient vivants, non?
Je suis navré d'en venir à de telles extrémités langagières, mais je suis en train d'expliquer que, ce que j'aime chez les morts, c'est pas qu'ils soient morts, mais qu'ils aient été vivants.
In fine, j'aime les vivants morts mais pas trop les morts-vivants!
Suis-je ou ne suis-je pas clair?
En second lieu, on me soupçonne de me complaire dans les noirceurs, d'aimer le clair-obscur, voire l'obscur-obscur!
Ah! Mais que nenni, mes commères! (je précise que commère veut dire marraine).
Je ne prétends pas en avoir bavé comme Louis XIII, qui, malgré sa tuberculose galopante à douze ans, était pourchassé par son père, le Quatrième Henri, donc, et par les maîtresses d'ycelui, dans les couloirs du Louvre, et tabassé comme plâtre jusqu'au coma!
Non plus, d'avoir vu mon meilleur ami, en l'occurence Cinq-Mars, décapité à la hache pendant ma puberté!
Je n'égale pas mes déboires à ceux du cheval de Caligula, tout de même!
Je suis très pointilleux sur les détails, les véridiques observations!
Je n'irais pas inventer quèque chose qu'a pas existé, pour émouvoir l'assistance publique, du tac au Dac!
Je noircis pas pour le plaisir, ou alors très légèrement, pour les contrastes et la lumière.
Il doit y avoir des blaugues, à l'enseigne "des Nourrices épanouies" ou "des Enfances allégrantes", ça doit bien exister!
Vous allez pas déterrer la Comtesse de Ségur, née Rostopchine pour lui faire réécrire ses bouquins!
Ou le Bazin, pour lui faire mamourer sa Folcoche!
On devrait savoir, depuis le temps, que les meilleurs talents ne se découvrent que dans les laideurs!
Dont ils se seraient bien passés, croyez moi!



Par VICOMTE DE LINIERES - Publié dans : Souvenirs
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