Oui! Je reprend le titre d'un livre qui a connu son heure de gloire, car, à l'époque, on pouvait encore publier, sans que les ligues étrangères à la
Nation, vous extirpent des repentances solides avant la définitive condamnation au silence ou à l'ergastule.
Je me suis fait des "universités" parallèles pour comprendre par moi-même ce qu'en définitive, je cherchais.
C'est la seule période de ma vie où je ne me suis pas ennuyé. Au sens fort du terme, usité au dix-septième siècle, et qui se situe, dans la gamme des émotions, entre le Purgatoire et l'Enfer.
J'ai donc commencé à explorer la littérature nationaliste française et étrangère pour pouvoir rétorquer à d'éventuels contradicteurs, à des provocateurs certains, voire, tout bonnement, aux plus
incultes que moi.
Julius Evola m'attira tout spécialement car il faisait une synthèse virile entre la nécessité de concilier la force en vue du gouvernement des peuples et la mansuétude qui doit aussi y
présider.
Bref! Un philosophe politique qui tenait le milieu entre le "merveilleux" païen ancien et la teinture chrétienne amortissante.
Cette vision me convenait parfaitement.
Pour une fois, j'étais d'accord avec mon "père" qui n'avait qu'une seule phrase pour tout bagage et qui s'énonçait ainsi: "Il faut un peu de Religion, mais pas trop!".
Ayant suivi à la lettre cet apophtegme, il aura mené toute sa vie un parcours de petit bourgeois immonde et destructeur.
Donc, Evola. Mais, j'avais toujours trouvé les faisceaux italiens un peu mous du genou et j'abordai des nourritures plus roboratives.
Je dévorai tous les bouquins de Mabire, concernant les différentes Divisions SS, d'autant que j'avais appris depuis peu, qu'un jeune oncle était de la Frankreich et de la
Charlemagne et qu'il avait péri en Poméranie sous les chenilles d'un char à étoile rouge.
Mais le régionalisme de Mabire m'agaçait un peu.
Je me suis donc tourné vers ceux qui avaient participé au conflit et qui avaient survécu.
Pour les miens, c'était fichu. Même pas de corps à ensevelir.
Par contre, les mémoires, j'y veille scrupuleusement.
Je rencontrai donc Maurice Bardèche, Lucien Rebatet, François Brigneau et Charbonneau.
C'était pas bien difficile. A Ordre Nouveau, on les croisait fréquemment.
Ces vieux camarades instruisaient les jeunes avec une patiente gentillesse et sans aucune sorte de regret ou de suffisance. Bien au contraire!
Arno Breker, le sculpteur du III Reich, qui avait embelli Berlin et autres villes allemandes, avait créé une lithographie pour le PFN, dont je faisais partie après les tentatives de reconstitution de ligue dissoute, et nous l'avait dédicacée.
C'est curieux, car Breker, comme Leni Riefenstahl, la grande cinéaste de la propagande nationale-socialiste, avait terminé sa vie en Afrique où ils étaient employés officiellement par de grands chefs d'Etats africains.
Cette lithographie, très moderne d'aspect, même et surtout actuellement, représente la Tour Eiffel et une grande tour (la future Défense)
enveloppées du drapeau tricolore.
Je l'ai toujours, bien sûr!
A droite de mon bureau, à la maison.
A gauche, il y a mon grand drapeau frappé de la croix celtique et qui pend noblement comme les enseignes romaines lors de la remise des trophées.
Je veille sur tout ça, avec un infini respect et une éternelle gratitude.
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